The SEMDEX is ready to rebound

Following a negative performance of the Stock Exchange of Mauritius over the last ten and even fifteen years, the SEMDEX is ready to rebound. The catalyst of this rebound is the outstanding performance of the main listed companies, which just published their earnings for the financial year 2022/23: profits of IBL went up by 159%, CIEL’s results were up by 104%, while MCB’s profits increased by 47%.

SEMDEX (in USD) vs Global equities index (in USD) vs Emerging markets index (in USD):

Which analysis of the last 30 years can we perform, allowing us to support our conviction that a price rebound of the SEMDEX is bound to happen?

  1. The SEMDEX performance over the last 30 years can be split between three periods: from 1993 to 2003, the market has gone nowhere. However, the index appreciated by 350% between 2003 and 2008, before facing several crisis, leading to a gloomy mood for investors. They moved away to invest into international markets, mainly into the US, by dumping local stocks. The correlation of the SEMDEX with emerging markets is clear: over the last ten years, there has been a very strong interest for US stocks and almost all international investors sold their stocks in Mauritius (mainly the Mauritius Commercial Bank, by far the most liquid stock).
  2. Interest rates on Mauritian Government Bonds, for all maturities, are now lower than the dividend yield paid by the Mauritius Commercial Bank. The level of interest rates in Mauritius has been structurally low for decades since banks and insurance companies are in a position to buy all issuances in Mauritian Rupees of the Government of Mauritius. This leads to pressure on the Mauritian Rupee, a major problem for the economy of the country given its illiquidity. As a result, nobody wants to sell any foreign currency to invest on the Stock Exchange of Mauritius (SEM). This would only happen if international markets fall sharply while the SEM delivers a positive performance.
  3. The tourism sector in Mauritius is the key for the economic health of the country and for the performance of the Mauritius Stock Exchange: export industries in Mauritius have almost disappeared and sugarcane production is half of what it was twenty years ago. Tourism is hence the only way to reduce the current account deficit since we have a disastrous trade balance. As a reminder, during the rally of the SEM between 2003 and 2008, the hotel industry experienced a significant demand for 5-star hotels. During the financial year 2022/23, following fifteen years of pain, profits of the three main hotel groups, namely Beachcomber, Lux and Sun, together exceeded MUR 5 billion, compared to less than MUR 1 billion during the previous year.

Each decade brings a new category of global stockmarket winners: oil stocks were the winners of the 1970s, the 1980s were dominated by Japanese export industries, the 1990s were driven by tech stocks, the 2000 decade was dominated by Chinese companies and the last decade has been governed again by US tech stocks. Emerging markets, which include Mauritius, are very well positioned to rule the current decade.

LE SEMDEX EST PRET POUR UN REBOND

Après une performance négative de la Bourse de Maurice au cours des dix et même quinze dernières années, le SEMDEX est prêt pour un rebond. Le déclencheur de ce rebond est l’excellente performance des principales sociétés cotées, qui viennent de publier leurs résultats pour l’année financière 2022/23 : les profits d’IBL ont augmenté de 159% et ceux de CIEL de 104%. Quant à la MCB, elle a vu ses profits augmenter de 47%.

SEMDEX (in USD) vs Global equities (in USD) vs Emerging markets equities (in USD):

Quelle analyse peut-on faire concernant les 30 dernières années, permettant d’étayer notre conviction d’un rebond à venir :

  1. La performance du SEMDEX sur 30 ans peut être divisée en trois périodes : de 1993 à 2003, la Bourse de Maurice ne gagne rien. Par contre, l’indice s’apprécie de 350% de 2003 à 2008 avant de sombrer dans des crises diverses, aboutissant à un marasme ambiant. Les investisseurs se sont tournés vers les marchés internationaux, notamment américains et ont délaissé les actions mauriciennes. La corrélation avec la performance des marchés émergents est claire : il y a eu un appel d’air du marché américain lors de la dernière décennie. Presque tous les investisseurs internationaux ont vendu leurs actions à Maurice (la MCB en grande majorité, de loin l’action la plus liquide) au cours des dix dernières années.
  2. Les taux d’intérêt sur les Bons du Trésor du Gouvernement Mauricien, sur toutes les maturités, sont maintenant inférieurs au rendement payé par la Mauritius Commercial Bank. Le niveau des taux d’intérêt à Maurice est structurellement bas, car les banques et les compagnies d’assurance achètent toutes les émissions de dette du pays. Ceci aboutit à une pression et surtout une illiquidité sur la Roupie Mauricienne, qui est un problème majeur de l’économie du pays. En conséquence, quasiment personne ne vendra de devise pour investir sur la Bourse de Maurice, sauf si le marché actions américain chute, pendant que la Bourse de Maurice monte.
  3. Le secteur du tourisme est la clé de la santé économique du pays et de la performance de la Bourse: il n’y a pratiquement plus aucune industrie d’exportation à Maurice, la production de canne à sucre est la moitié de ce qu’elle était il y a vingt ans, le tourisme est donc le seul moyen de réduire le déficit des comptes courants, car nous avons une balance commerciale catastrophique. Pour rappel, lors de la hausse vertigineuse de la Bourse de 2003 à 2008, la demande pour les hôtels 5 étoiles de Maurice était très forte. Au cours de l’année financière 2022/23, après quinze années de vaches très maigres, les profits des trois principaux groupes hôteliers, Beachcomber, Lux et Sun, ont ensemble dépassé les MUR 5 milliards, contre moins de MUR 1 milliard l’année précédente.

Chaque décennie consacre la performance exceptionnelle d’une catégorie d’actions : la décennie 1970 fut dominée par les compagnies pétrolières, les années 80 par les sociétés japonaises, les années 90 par les valeurs technologiques, les années 2000 par les valeurs chinoises et la dernière décennie à nouveau par la tech américaine. Les pays émergents, dont Maurice fait partie, sont très bien placés pour dominer la présente décennie.

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